Making the Future With Art

Raphaële Bidault-Waddington nous présentera ce jeudi les activités du LIID Future Lab, une plateforme de recherche prospective hybride à la croisée des sphères économiques, urbaines, académiques et artistiques. Depuis 20 ans, Raphaële Bidault-Waddington travaille avec des entreprises, des villes, des universités et des lieux culturels, en France et à l’étranger, pour les aider à comprendre les tendances telles que les grandes transitions digitales et environnementales, et à se projeter vers leur avenir dans ce paysage mouvant et incertain.  Cette démarche s’accompagne d’une réflexion sur la production de connaissance dans toutes ses dimensions, ainsi que de nombreuses expériences académiques (recherche, enseignement, innovation pédagogique, expositions, publications, conférences) et transdisciplinaires (économie de l’immatériel, urbanisme, art, design, innovation, etc.).

A l’occasion de ce séminaire, 3 thèmes seront abordés : la recherche de « signaux-faibles », le futur de la ville et du Grand Paris, et le futur à l’ère de l’IA.

L’une des méthodes du LIID (et de nombreux prospectivistes) est la recherche et l’analyse de « signaux-faibles » (textes ou images), une pratique qui aujourd’hui peut être assistée d’outils digitaux et algorithmiques, et pourrait impulser des expérimentations concrètes avec des chercheurs des laboratoires ETIS et IDHN.

LIID développe par ailleurs ses propres futur labs tel que le vaste projet Paris Galaxies sur le futur du Grand Paris amorcé en 2008 puis hébergé à l’Institut ACTE, Université Paris 1 Paris 1 Panthéon Sorbonne, et deux fois lauréat du programme Paris 2030 de la Ville de Paris de 2013 à 2016. Ce lab a permis de nombreuses expérimentations avec un pool d’écoles ou laboratoires partenaires, et s’est conclu en 2017 avec le livre « Paris Ars Universalis, scénario fiction d’un futur Grand Paris », (collection Avant-Garde, L’Harmattan, 2017, voir dossier de presse).

Depuis 2017, LIID a entrepris un nouveau lab sur le futur de l’IA, ou plutôt le futur avec l’IA, à l’ère de l’Anthropocène et de la post-vérité, ayant donné lieu à une première série de publications, ateliers et conférences. D’autres expérimentations académiques, artistiques et technologiques orientés humanités digitales sont en gestation autour de ce socle et pourraient aussi inspirer des collaborations innovantes avec l’IDHN.